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Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

A quoi sert le passé ?

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A quoi sert le passé ?

Quand ceux que nous avons connu,

Lorsque la source dans laquelle nous avons bu

Quand les luttes que nous avons mené,

Tout est toujours menacé !

Comme les fleurs au bord des routes

La pierre, elle-même, se désagrège

Quand l’horloge du temps

Fait disparaitre lentement

Ceux que nous avons aimés.

Une averse de pluie

Et l’arbre est déraciné

Entre deux fleurs séchées

 

Nous regardons l’avenir

Comme une source

Qui va vers la mer

Le merle et la grive ont chanté

Quelque part dans les bois.

Les avons-nous entendus ?

Ou étions-nous?

 

Quelque chose a- t-il changé

Pendant que nous passions ?

A quoi sert le passé ?

Nos jouets d’enfants sont cassés

Des hommes et des bêtes ont fuit !

Ont-ils laissé des traces dans la boue?

Pourquoi sommes-nous nés ?

Pourquoi luttons-nous ?

Pourquoi nous sommes-nous aimés ?

Si tout cela se poursuit sans nous

Quand La pierre elle même se désagrège

L’arbre tiendra-t-il debout

Entre deux fleurs séchées ?

Le marché aux promesses

Ttotte Etxebeste —

Tu as chiné durant des semaines, fouiné en espérant trouver la perle rare en solde. Tu as fait du lèche vitrine, rêvant apercevoir la remise inespérée. Tu as même vogué sur les océans virtuels à la recherche de sapes, ou d’autres choses… Mais déjà la fin des soldes approche doucement et tu te dis que les soldes ne sont plus ce qu’elles étaient !

 

Rassure-toi mon ami, rassure-toi, le grand marché s’ouvre bientôt, avec ses casseroles, avec ses ceintures qu’ils te vendront en te disant qu’il faut la serrer très fort. Il s’ouvre bientôt Le marché aux promesses. Tu en auras pour ton argent mon ami. Tu auras de belles promesses rouge, bien rouge, celles qui fleurent bon le prolétariat, celui de la lutte des classes au son de l’international. Tu auras des promesses rose, rose romantique, un peu nostalgique, des promesses rose qui voudrait reprendre un peu de couleur même s’il est trop tard pour être une rose rouge. Il y aura les promesses verte, mais ces promesses ne sont pas encore mûres, elles sont encore trop vertes. Tu auras des promesses bleu, oh non, pas des promesses bleu azur, ni bleu océan, ce serait trop beau ! Ces promesses seront bleu sombre, bleu austère, aussi austère qu’un sacristain, c’est certain ! Viendront les promesses nauséabondes, les promesses qui semble-t-il, sont à la mode de part le monde, ces promesses brune ne sentent pas bon, alors vraiment pas bon, elles sentent la peste, la haine et la peur. Méfie- toi de ces promesses, elles sont cancérigènes, méfie-toi mon ami ! Puis, tu auras les promesses de la nouvelle vague, non, pas celle de Godard. Cette nouvelle vague n’est ni rouge, ni rose, ni verte, ni bleu, elle n’est même pas brune, elle est incolore. Elle te fera des promesses de je ne sais quoi… Mais les promesses ne durent que le temps d’un printemps !

 

Au soir de la clôture du grand marché aux promesses, celui ou celle qui aura vendu le plus de promesses et de ceintures, te dira : c’est bien, tu as fait le bon choix, maintenant rentre chez toi, laisse-moi m’occuper de tout, fais-moi confiance. Tu verras, ça ne sera pas douloureux, endors-toi tout doucement. Regarde la télé réalité, ou Michel Drucker. Rentre chez toi et laisse moi gérer tes affaires et surtout, ne descend pas dans la rue, ça ne serait pas bon pour tes poumons, tu sais bien que je serai obligé d’utiliser mon gaz, celui qui fait pleurer tes yeux et envahit tes poumons jusqu’à t’étouffer. Reste sagement chez toi, je viendrai te réveiller pour le prochain grand marché aux illusions.

 

le changement n’est pas dans les urnes, le changement est en toi. Le Pouvoir n’est qu’une tromperie, c’est un amant qui, durant toute la nuit, te fait croire qu’il va t’épouser et qui, au petit matin, te quitte ! Ami tu ne seras vraiment libre que le jour où nous prendrons enfin notre destin en main.

 

Ami, allons rejoindre Louise Michel, elle nous attend sur les barricades de la commune. Ami, chantons le chant des partisans et celui des temps des cerises. Allons voir les raisins de la colère. Ami, souviens-toi d’Alekos qui nous disait de sa Grèce insoumise « celui qui se résigne ne vit pas, il survie ! », souviens toi de Makhno qui, depuis sa vieille Ukraine, nous criait de croire à l’autogestion, à la solidarité de classe et surtout de bannir la dictature du prolétariat. Mon ami souviens-toi d’Ernesto qui, des montagnes de Cuba ou de Bolivie, je ne m’en souviens plus très bien, nous écrivait «Le présent est fait de lutte; l'avenir nous appartient…Tous les jours, il faut lutter pour que cet amour de l'humanité vivante se transforme en gestes concrets, en gestes qui servent d'exemple et qui mobilisent…» Souviens-toi mon ami ! Et puis, entends-tu le chant des Zapatistes, écoute ce qu’il nous chante «… Pour l'instant, le vent d'en haut domine, le vent d'en bas approche, voici l'orage… Quand l'orage sera passé, quand la pluie et le feu laisseront à nouveau la terre en paix, le monde ne sera plus le monde, mais quelque chose de mieux…»

 

Mon frère, ma frangine ! Viens avec moi rêver d’utopie, viens, reprenons le chiffon noir de la révolte, prends le drapeau arc en ciel de l’égalité. Viens, toi aussi ma frangine aux bas résilles, la putain de Hambourg ou d’ailleurs. Viens, toi le miséreux des taudis de Pretoria ou des favelas de Rio. Viens, toi qui dors sous des cartons, toi le migrant qu’on parque dans des camps barbelés. Viens, toi l’enfant sacrifié de Gaza, de Bruxelles. Viens mon frère, ma frangine nous sommes de la même galère. Prenons nos rêves et nos utopies en main et construisons ensemble le monde de demain et tu verras mon ami que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité arrivera, le genre humain sera plus heureux.

 

Toi qui lis cette bafouille, si tu trouves que je suis un doux rêveur, un utopiste et que mes rêves sont impossibles. Pas grave, je te laisse ton bulletin de vote et moi je garde mes rêves qui sont si beaux.

Itsasotik sortu ginen

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Itsasotik sortu ginen, ura hastapenetik bizi hats,

Itsaso deiadarrak larrua onduz gizona handitzen.

Ni ur gazira noa dena hantzi arte, uran ito naitezen

Arrantzale galduen itsas barrutira hitzak isilduz

Bizi ispilua puskatuz, iragan arrastak urratuz.

 

Hirien azantza hutsek, dauzkate haurren dantzak irentsi

Dena desegin, gutun ta argazki erre, maletak hustu

Isiltasunez jabetu, goiz batez hitz gabe itsasoa hartu

Haurrek jakin dezatela banoala nonbait hau utzirik

Hagunak, korailak, kolorezko malkoak beste beharrik

 

Behin betiko kaiako zilbor-hesteak moztu, lurra ahanztu

Nortasuna erraustu gabe, eromena aurkitu aitzin.

Egutegiak lau haizetara bidali, ez dezatan noiz den jakin

Larrua larruntx izan dadin atera naiten izaltsutik,

Ta olatuek aska nezatela zauri illunetatik.

 

Jorratu ditut gezurrezko egia guztiak mila aldiz

Norgehiagoka horretan askotan ni galtzaile izan naiz

Itsas-mareek, ihes eremanen daukate zuen zepoetatik

Uholde batean ontziratua itsas haizeek pusaturik

Ahantzitako mendeetako mariñeleen gisa ausarturik.

 

Ipar izarra galdu duen gizona naiz itsas horretan.

Itsaso deiadarrak diot gizona handitzen duela

Mugagabetasun horretan ezer gira, aske senti girela

Nahiko litaike ahanzteko, oinarritara joateko

Hiri galduetan haurren irri dantzak berriz entzuteko.

 

Itsasotik sortu ginen, ura hastapenetik bizi hats

Urperatu haur galdua bizia hasi zen iturrira

Ezkutatu erantzunak jorratu, ur-zorrotik berriz atera

Itsas haizeak goiztiria dakar ta pizkundea sartzen

Itsaso deiadarrak larrua onduz gizona handitzen.

 

La femme de soie

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle peint entre pastel et soie

Un voyage intérieur dans son moi

Que parfois la nuit elle entrevoit

De ses couleurs j’aperçois

Ce qu’elle nous trace comme émoi

C’est un long chemin, une voie

De ce qu’elle cherche en soi

Son pinceau jamais ne larmoie

Des éclats de vie elle envoie

Dans sa solitude elle conçoit

Délicatement mois après mois

Longuement elle louvoie

Pour que rien ne déçoit

Elle mélange les teintes du Vermois

Elle laisse tomber son pavois

Alors son âme je perçois

Elle ne cherche plus son surmoi

Ce n’est pas une peinture c’est sa voix

Et dans sa toile elle nous reçoit

Dans des élans fous de chamois

Par politesse elle nous vouvoie

Puis doucement elle s’assoit

La femme de soie

La femme en soi

La femme en émoi

 

 

 

 

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Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

Eman hitz bat

Eta joango gira

Bere atzetik

 

Eman irri bat

Eta zurekin

Dantzatuko dut

 

Eman zure malkoak

Eta poliki poliki

idortuko ditut


Eman zure eskua

Nerea hartu

Eta goxatuko zaitut

 

Eman itxaropena

Eta zurekin

Bidaiatuko dut


Eman zure bihotza

Eta zure bizia

Loretuko dut

Oi zu nere aberria

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oi zu nere aberria

Zu zira amesgarria

Nere eguneroko iturria

Atzo zinen nafarrerria

Bihurtu naiz borrokalaria

Zuretzako beti gudaria

Entzun dut zure basotxoria

Ez dut zuretaz harrokeria

Zira nere maitagarria

Ez dut ikusi nahi zure hilzoria

Amesten zaitut gorri-gorria

Badakit zarela askagarria

Ez duzu oraindik nortasun agiria

Alta xutik da gure aitaren baserria

Hartu berriz beste hats berria

Izanik ere aho askotan aipagarria

Edota batzuen faltsukeria

Noiz izango zira denendako sinesgarria

Izan zaite gaur eta bihar bateragarria

Zure seme alaben lokarria

Oi zu nere Euskal Herria

Nere aberria…

Basamortuetako lillura

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Basamortuetako lillura zara, ezin dena aurkitu

Zure begietako sumendi zirtan naiz erretu

Nere ametsetan zabiltza dantzan, ezin ukitu

Entzuten zaitudanean, zure ahotsa da kantu

 

Zure edertasunak nere bihotz leihoak ideki ditu

Zure irriak, emaztetasunak, didate burua galdu

Zure ezpainak nahi nituen neretan nahastu

Zure eskuek inoiz ezingo naute laztandu

 

Ezinezko maitasuna, hori da nerea, ezin lortu

Gaztetasun xoria ezin baita egundaino lotu

Zure freskurak ezin baititu nere urteak zatitu

Udaberri usaina dauka, larrazkenak ezin usaindu

 

Mendi errekak bere iturria itsasora isurtzen du

Alta nik ezin dut zutan nere maitasun iturria urtu

Amodioaren misterioak nork ezagutzen ote ditu

Nere bihotzean dagoen sagaioa dut ezin ulertu

 

Biziak badaki bederen nik nola zaitudan maitatu

Nerea inoiz izango ez zaren lilia, otoi ez beldurtu

Hemen daukazu bihotz bat dena ubeldu ta zahartu

Nahiago dut hau dena isildu, eta ez zu zauritu

 

Maitasun ezinezko hau nere baitan dena sartu

Nere bakardadean, beharko, urteetan malkoz hustu

Urteen mugak hor daude baina ez zaite inoiz urrundu

Maitasunak ezin badu, adiskidantza dezagun sortu

C’est une grande bâtisse

Ttotte Etxebeste —

C’est une grande bâtisse d’architecture du XIXème. A cette époque-là, elle devait être un hôtel particulier ou bien un immeuble de la grande bourgeoisie. Elle a une élégance ancienne avec son porche d’entrée à colombage. De nos jours encore, elle arbore fièrement une façade de brique et d’acier, avec ses grandes ouvertures faites pour laisser entrer la lumière de la ville. On y retrouve l’empreinte de Viollet-le-Duc ou peut être de Gustave Eiffel.

 

A l’intérieur, les plafonds sont hauts, les pièces immenses. On s’y perd dans ce dédale pièces. L’argenterie, elle, a disparu depuis longtemps mais, par-ci par-là, trainent encore de vieux meubles. Cette bâtisse devait accueillir une pléiade de monde sans compter son armée d’employés de maison. Malgré la poussière qui cache les dorures et les fresques d’époque, malgré l’usure du temps, on y devine encore les bals bourgeois du XIXème, des restes de pas de valse sont toujours sur le parquet vieilli et le champagne a laissé des traces sur les murs. Dans les étages, on y trouve des grandes chambres, chacune équipée d’une salle de bain plus grande que nos studios d’aujourd’hui. Des chambres où ont dû s’aimer les amants, qui, au petit matin, se quittaient. Des amants morts depuis longtemps.

 

Le froid des hivers du XXI siècle dépose le gel sur des gouttières ballantes et forme des stalactites. Quelqu’un a muré tous les accès et nul ne peut y pénétrer. Elle est emmurée comme si on voulait y cacher ses secrets, comme si elle était interdite au monde du XXI ème siècle.

 

Elle se meurt doucement, attaquée par le temps qui passe et l’usure, et sous son porche d’entrée à la porte emmurée, deux hommes dorment emmitouflés sous des couvertures et des cartons. Eux aussi meurent…de froid. Ils sont là, sous ce porche, sans possibilité de se refugier dans l’immensité de cette bâtisse, sans moyen de s’abriter du froid glacial de l’hiver. Des sans toits, des sans abris !

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Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

Zenbat denbora behar dugu gure biziak onartzeko

Zenbat galtzen gira alkohol keetan beldurrak gainditzeko

Zenbat nigar behar ote ditugu berriz irri egiteko

Zenbat egun, zenbat urte, zenbat mende, gaua onartzeko

Zenbat urrats itzulika makurturik debaldetako


Goizetiar lanbroetan logabeziak ditugu gordetuko

Sortu bezain fite gure hegalak ditugu erreko

Ur asketetan gure haurtasun galduak goiti botako

Ilusio ametsak ditugu asmatzen ni naiz erraiteko

Hauts gira ta poesiak idazten hori ahanzteko

 

Zenbat gezur bizia nahi dugulako amaigabeko

Zenbat fede elizetan ezer ez dela gordezeko

Zenbat denbora sehaskatik hilerrira bidelatzeko

Zenbat lagun gelditzen dira hor azken egunerako

Zenbat krabelin gorri lur busti baten gainerako

 

Heriotz itzalean, bizirik gaudela sinesteko

Joan direnak otoizten ditugu, gurea da etorriko

Goiz edo behant begietako sua zauku itzaliko

Bizia heriotz iturri bakardadean gaitu hartuko

Iduzkiak berotzen gaitueno bizi gaiten eguneroko

Un enfant

Ttotte Etxebeste —

Il prit son enfant dans les bras, après neuf mois d’attente, il était enfin là, ce petit bout de quelques kilos ; ce n’est parfois pas très grand, l’immensité de l’amour ! Il regardait cet enfant et se demandait, s’il savait qui il était ? Reconnaissait-il le timbre de sa voix?

Cet enfant, il l’avait senti respirer, bouger dans le ventre de sa mère. Il l’avait imaginé sur des photos sémantiques en noir et blanc. Pendant neuf mois, il avait été celui qui lui chuchotait la tête blottie contre le ventre de sa mère. Aujourd’hui, il pouvait enfin le serrer contre lui, l’entendre brailler. C’était son enfant, une partie de lui. Il était là ce petit bout qui avait foutu un bordel pas possible dans sa vie.

Il tenait son enfant dans les bras. Au début, il avait été un peu bancal, comme une chaise à laquelle il manquerait un pied. Comment le prendre pour ne pas lui faire mal ? C’est que c’est fragile ces petits bouts. Et à peine arrivé, que déjà il gesticulait. Cet instant, il l’avait attendu, l’avait rêvé et il était maladroit avec ses bras d’homme. Comment le protéger ? Il le prit comme s’il était un cristal. Heureusement l’instinct était là, et petit à petit, les gestes devinrent plus assurés, plus confiants. Il tenait dans ses bras la plus grande des richesses, la beauté de la vie. Ses petites mains faisaient déjà le poing levé, il en était fier ! Il cherchait dans ses yeux, son visage, une ressemblance, un signe. Cet enfant savait-il qu’il avait mille fois déjà rêvé ce qu’ils feraient ensembles, les jeux, les escapades, les histoires qu’il inventerait pour l’aider à grandir. Durant neuf mois, il avait élaboré toute une vie pour son enfant.

En le berçant, en le regardant, il s’aperçut comme une évidence qu’un enfant apporte l'espoir même là où il n'y en a plus. Il éclaire la nuit ! Un enfant, c'est un oasis au milieu de la tempête, un champ de guerre qui refleurit ! Un enfant, c'est un être fragile et pourtant il est l'avenir. Il fait oublier le bruit des bombes par le chant de ses premiers rires. Un enfant redonne la force de croire en un monde meilleur. Il est capable de faire tomber toutes les murailles que les hommes ont construites. Un enfant, ça transforme un homme en père. Un enfant, c’est la magie d’un sourire et son premier areu vous arrache les larmes de l’âme. Un enfant bouleverse l’âme. Il vous amène en voyage où vous n’êtes même plus le capitaine du navire, c’est lui qui vous trace la voie.

Il vous fera veiller tard, il rendra certaines nuits blanches. Vous aurez peur les soirs de fièvres. Sa première dent sera votre première dent. Il vous fera pleurer avec ses premiers mots. Ses premiers pas seront vos premiers pas. Il vous prendra par la main et vous serez fier comme si c’était la plus grande star qui vous prenait la main.

Un jour il s’en ira pour une autre aventure vous laissant, pour vivre son destin, il le regardera partir, parce que c’est la vie…

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