Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

New York

Ttotte Etxebeste —

Par un après-midi de juin à Paris, tu te balades, tu flânes à la recherche, de l’instant, d’une lumière, d’une inspiration. Tu vas ainsi du Pont des Arts jusqu’au Pavillon de Flore et de là, tu poursuis ton chemin en longeant Les Lavoirs à Pont Royal. Tu connais la mélancolie, de la vie parisienne et la solitude, et au bistro tu as échoué, ou bien encore au Louvre pendant un orage. Et par un soir un soir bleu, sur le quai des Grands Augustins, des noctambules t’ont vu déambuler.

 

Un matin,  dans une chambre pour touristes, tu as décidé de repartir vers New York, ta ville. C’était l’été lorsque tu arrivas.  La ville, au mois d’aout, s’illuminait pour toi. Dans ta chambre d’hôtel où passait un train aérien, tu repensas à elle. Tu voulus changer d’air, tu descendis l’escalier, traversas la rue et au coin de la pharmacie, tu tournas pour rejoindre le cinéma à New York. Tu t’installas dans la pénombre de la salle où ils projetaient un tramway nommé désir ; tu l’oublias le temps du film et à la sortie du cinéma elle hanta à nouveau tes pensées, la jeune fille à la machine à coudre. Tu devais la retrouver, la revoir. Tu savais qu’elle habitait la maison au bord de la voie ferrée. Tu courus jusqu'à elle comme un automate, à en perdre haleine. Et tout en courant, tu te souvins du show féminin qu’elle faisait juste pour toi. Par la fenêtre tu la vis, assise à sa machine à coudre. Tu frappas à la porte. Lorsqu’elle ouvrit, son visage s’illumina. Elle t’enlaça, t’embrassa à n’en plus finir. « Tu es de retour enfin » te dit-elle.

 

Il était sept heures du matin, après une nuit entière à faire l’amour. Elle se leva t’abandonnant dans son lit. Elle prit la voiture et fit le plein d’essence. Lorsqu’elle revint, elle te lança « viens je t’amène en Pennsylvanie ». Elle voulait te montrer un village américain que tu devais peindre absolument. Vous rouliez depuis des heures lorsque vous passâtes devant le phare de Two Lights. « Arrête-toi ! Je veux voir la houle ! » Elle s’arrêta. Les gens au soleil se baladaient. Deux comédiens faisaient un spectacle de rue à des passants indifférents. Vous prirent dans un hôtel, une chambre au deuxième étage dans la lumière du soleil, avec vue sur la mer.

 

L’été s’écoula dans la douceur de la Pennsylvanie. Ce fut votre plus bel été. Cette année là tu commenças à peindre cette société américaine, avec ta mélancolie, avec cette dualité entre la nature et le monde moderne.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article