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Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

La ballade de Barbara

Ttotte Etxebeste —

 

C’était à Saint Lazare ce matin là, un quatre novembre, elle lui cria attendez moi que je revienne, sur ce quai de la gare de Lyon, mais l’homme en habit rouge s’éloignait déjà. Et elle, elle partait pour Vienne, pour une valse grise. Au revoir lui dit-elle du regard sans un mot, avec une mélancolie dans le cœur, elle soupira : « Ah ce qu’on s’aimait ! » et tout à coup un soleil noir traversa le ciel. Cet assassin, était ma plus belle histoire d’amour, pensa-t-elle. Elle aurait voulu lui écrire des litanies pour un retour, mais il était déjà loin il n’était plus qu’un passant. Et elle, qu’une rêveuse de parloir.

 

Elle traversa le verger en Lorraine en rêvant au bois de Saint Amand et plus rien n’avait d’importance puisque tout n’était que poudre de perlimpinpin. Aux abords de Göttingen elle eu un pincement au cœur, elle se souvint du temps où en automne elle vendait des petits gâteaux, en douce. Elle repensât à lui  un bref instant, pauvre Martin !

 

Dans les rues de Vienne, seule, avec dans la tête mille chevaux d’écume elle se murmurait j’ai tué l’amour, je ne sais pas te dire je t’aime. Elle s’aventura dans le chouette quartier et croisa le vieux monsieur Victor qui lui dit oublie cette romance et allons boire de l’absinthe. Tu es une belle dame brune et au dessus de toi vole un aigle noir. Elle s’en alla avec lui oublier le mal de vivre !

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