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Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

Un polar

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vais te raconter un film noir,

Un bon vieux polar.

Lorsque les rues sont désertes,

Quand la nuit froide a tout recouvert.

Il n’y a pas un seul bruit

La ville s’est endormie,

il n’y a même pas un chat de gouttière.

Au loin dans une rue invisible,

Des sirènes de police hurlent,

Elles se perdent dans la nuit.

Il pleut averse ce soir,

A faire déborder les caniveaux.

Et moi je suis trempé jusqu’aux os

Devant accomplir mon boulot

Mon sale boulot !

Je m’abrite sous ce porche

A l’abri des regards.

J’attends mon heure,

Cette heure noire.

Il n’y a plus de possibilité

de marche arrière.

Je glisse ma main

Dans la poche de ma veste

Je sens ce métal froid et noir,

Mon outil de travail !

Un peu plus loin,

Là bas, j’aperçois

Des putes qui attendent

Une voiture, un salaud.

Elles ne me voient pas,

Elles sont dans leur triste monde.

Aussi triste que le mien au final.

Je regarde l’heure,

Il est deux heures du mat.

Il ne va pas tarder

Il ne sait pas encore,

Mais il a rendez-vous avec la mort.

Pour moi, il n’est pas un être vivant

C’est une cible !

Je tends l’oreille,

J’entends une voiture qui approche,

C’est lui !

Ses phares m’aveuglent une seconde.

Il se gare,

De l’autre coté de la rue.

Il descend

Il saisi sa mallette

Sur la banquette arrière.

Il s’approche

Il est détendu.

Il ne sait pas !

Il est là…

A deux mètres…

Un…

Bang !

Un éclair de feu dans la nuit

Il s’écroule,

La pluie entraîne

son sang dans le caniveau.

Et je me perds dans l’obscurité de la nuit…

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