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Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

Un clown triste

Ttotte Etxebeste —

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque tu as lâché les amarres

Pour prendre le large

Mettre les voiles

Je me suis échoué.

Dans ce naufrage

Je suis le fantôme

D’une armée de l’ombre

Avec mes sanglots longs

D’une langueur monotone.

Non, mon amour

Ce n’est pas ton bateau

Qui est ivre

C’est moi qui sombre

Qui dérive dans l’alcool.

C’est Venise qui se noie

Dans mes larmes.

 

Putain ! que c’est con

Un clown triste.

Lorsque ruisselle

Sur sa joue trop blanche

Un ruisseau en perdition.

 

Dans le fracas du vide

La terre se fissure

Au fond de mon âme.

Le vent t’emporte au loin,

Et moi, j’ai tout perdu

La bataille

Et la guerre aussi.

Depuis que tu n’es plus là

Mon fleuve de larmes se déverse

dans un océan de détresse

Avec son radeau de la méduse.

Et le cimetière des amours mortes

Est un terrain vague où je me perds.

 

Alors le clown triste

Va s’asseoir sur un banc

Et dans ce siècle de morts

Je vais les rejoindre.

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