Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histoires courtes

Histoires courtes

Bidaia poetikoa

Dans des temps anciens

Ttotte Etxebeste —

Dans des temps anciens, un peuple vivait ici avec ses croyances, ses légendes. La Terre Mère était la déesse de toute vie, elle était la fécondité. La déesse de la Terre nourricière avait deux enfants, Ekhi «le Soleil »  et  Ilargi  «la Lune».  Plus que des divinités, ce peuple adorait les forces et les esprits de la nature. Il avait compris qu’il devait vivre de la mère nature, des saisons, et des éléments. En les respectant, il pouvait vivre en harmonie avec elle, et obtenir d’elle la subsistance.

 

Un jour, venant d’ailleurs, des prédicateurs imposèrent à ce peuple d’oublier, de renier ses croyances, pour croire en un dieu de colère, de punition, de terreur. Libre d’esprit, le peuple résista à ce dieu qu’il ne comprenait pas, car ne représentait ni le soleil, ni la terre mère. Alors les envahisseurs érigèrent des bûchers, brulèrent, assassinèrent au nom de ce nouveau dieu. Au fil des siècles, ce nouveau dieu fut imposé. Ces hommes venus d’ailleurs ont construit des églises dans les villes et les villages, alors que ce peuple avait ses temples ouverts au ciel, aux étoiles, sans mur, sans or.

 

Ailleurs dans le monde, les mêmes prédicateurs ou d’autres ont imposé leur dieu. Ils ont assassiné des cultures, des esprits venant de la Terre Mère, pour imposer un dieu unique et irréel. Pour faire disparaitre les traces des sagesses anciennes, ils ont édifié des églises, des synagogues et des mosquées. Ils ont obligés à vénérer des statuts de bronze ou d’or.

 

En ces temps de folies, de haines, de terreurs, ou on tue, on terrorise au nom de la religion des uns ou des autres, voulant imposer la sienne par la force. Laissez-moi croire en l’humain, au soleil, à la lune, au vent, à la terre, à l’eau qui eux sont bien réels et si indispensables. Laissez-moi m’enivrer de plaisir, de sensualité et d’éclats de rire. Laissez-moi croquer cette vie et la savourer. Et lorsque mon heure viendra, que le vent m’emporte et qu’il disperse mes cendres sur la terre et sur les océans qui m’ont tant émerveillé de mon vivant.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article